Quel bilan sanguin pour suivre son vieillissement ?

Une prise de sang ne mesure pas l’âge. Elle photographie un terrain : la façon dont l’organisme gère le sucre, les graisses, l’inflammation, ses réserves de vitamines, le travail de ses reins et de sa thyroïde. Suivis dans le temps, ces marqueurs classiques disent beaucoup sur la trajectoire d’un vieillissement. Ce guide les passe en revue un à un, explique ce qu’ils reflètent et ce qu’ils ne disent pas, aborde les mesures qui n’existent pas encore en routine, et rappelle pourquoi leur lecture appartient au médecin.

Les bases

Un marqueur est un reflet, pas un verdict.

Un biomarqueur est une grandeur mesurable qui reflète un processus biologique. Dans le sang, il en existe des centaines, mais une vingtaine suffisent à décrire les grands leviers du vieillissement que ce site détaille : l’équilibre métabolique, l’inflammation chronique, les réserves micronutritionnelles, la fonction des organes filtres. Aucun d’eux ne mesure le vieillissement lui-même. Chacun donne une valeur à un instant, influencée par le repas de la veille, une infection en cours, une nuit courte, l’heure du prélèvement. Ce qui compte n’est pas une valeur isolée mais une tendance : le même marqueur, mesuré dans le même laboratoire, dans les mêmes conditions, à un an d’intervalle, dit davantage qu’un dosage sophistiqué fait une seule fois.

Il faut poser un principe avant d’entrer dans le détail. Un bilan sanguin se prescrit et s’interprète avec un médecin. Les valeurs de référence imprimées sur les résultats sont des intervalles statistiques dans lesquels se situent 95 % d’une population de référence ; elles ne sont ni des seuils de santé ni des cibles de longévité, et elles varient avec l’âge, le sexe, la méthode de dosage. Une valeur hors intervalle n’est pas une maladie, une valeur dans l’intervalle n’est pas une garantie. Ce guide décrit ce que mesurent les marqueurs et ce que la recherche leur associe à l’échelle de populations ; il ne propose aucune interprétation individuelle, et aucun complément alimentaire n’en propose davantage. La bonne question à poser à son médecin n’est pas « suis-je normal ? » mais « quelle est ma trajectoire, et sur quoi puis-je agir ? ».

Le sucre

HbA1c, glycémie, insuline : le premier levier.

L’hémoglobine glyquée, ou HbA1c, est la fraction de l’hémoglobine des globules rouges sur laquelle du glucose s’est fixé de façon irréversible. Comme un globule rouge vit environ cent vingt jours, elle reflète la glycémie moyenne des deux à trois derniers mois, indépendamment du dernier repas. C’est aussi, à sa manière, un marqueur direct de la glycation, ce collage spontané des sucres sur les protéines qui rigidifie les tissus avec l’âge. Chez des adultes non diabétiques, Selvin et al., 2010, New England Journal of Medicine, ont montré dans la cohorte ARIC que l’HbA1c est associée de façon graduelle à la survenue d’événements cardiovasculaires et à la mortalité, sans seuil net : la relation est continue.

La glycémie à jeun complète ce tableau en donnant la valeur du matin ; l’insulinémie à jeun, moins souvent prescrite, renseigne sur l’effort que le pancréas fournit pour la maintenir. Le rapport des deux, l’indice HOMA, estime la résistance à l’insuline, un phénomène qui précède de nombreuses années la hausse de la glycémie et que l’exercice, la perte de masse grasse et la restriction calorique améliorent. Avec l’âge, l’HbA1c moyenne d’une population monte lentement, en partie parce que la sensibilité à l’insuline décline avec la fonte musculaire. C’est l’un des marqueurs dont la trajectoire dépend le plus du mode de vie, et l’un de ceux que les études sur la longévité citent le plus régulièrement.

Lipides et inflammation

Ce que transportent les artères, et ce qui les irrite.

Le bilan lipidique classique dose le cholestérol total, le HDL, le LDL calculé et les triglycérides. La recherche des vingt dernières années a déplacé l’attention vers le nombre de particules plutôt que la quantité de cholestérol qu’elles transportent, mesuré par l’apolipoprotéine B, présente à raison d’une molécule par particule athérogène. La lipoprotéine (a), ou Lp(a), est un cas à part : son taux est fixé génétiquement, varie peu au cours de la vie et n’est pas modifié par l’alimentation, ce qui a conduit la Société européenne d’athérosclérose à recommander en 2022 de la mesurer au moins une fois dans la vie (Kronenberg et al., 2022, European Heart Journal). Le rôle des oméga-3 sur les triglycérides est l’un des effets nutritionnels les mieux établis de ce chapitre.

La protéine C-réactive ultrasensible, ou CRP-us, mesure l’inflammation de bas grade avec une précision de l’ordre du dixième de milligramme par litre, là où la CRP standard ne s’intéresse qu’aux infections et aux poussées aiguës. Ridker et al., 2002, New England Journal of Medicine, ont montré chez près de vingt-huit mille femmes suivies huit ans que la CRP-us est associée aux événements cardiovasculaires indépendamment du LDL. Elle est le marqueur sanguin le plus accessible de l’inflammaging, cette inflammation chronique silencieuse qui monte avec l’âge. Sa limite est sa sensibilité : un rhume, une séance d’exercice intense la veille, une plaie, la font monter pendant plusieurs jours ; une valeur isolée ne se lit qu’en contexte, et une mesure répétée en dehors de tout épisode est la seule qui compte.

Vitamines et minéraux

Vitamine D, B12, folates, ferritine, homocystéine.

La 25-hydroxyvitamine D est la forme de réserve de la vitamine D et le seul dosage qui renseigne sur le statut. Holick, 2007, New England Journal of Medicine, a résumé l’ampleur de l’insuffisance dans les pays tempérés, particulièrement en hiver et chez les personnes âgées dont la peau synthétise moins. En France, la Haute Autorité de santé a restreint en 2013 le remboursement de ce dosage à quelques situations cliniques, en jugeant qu’un dosage systématique n’apportait pas d’information utile dans la population générale ; la question reste discutée. Le sujet est développé dans le guide sur les os, la vitamine D et la K2. La vitamine B12 sérique est un marqueur imparfait : sa fraction active, l’holotranscobalamine, et l’acide méthylmalonique, qui s’accumule quand la B12 manque dans les cellules, sont plus sensibles, surtout après soixante ans, quand l’absorption gastrique décline.

L’homocystéine est un acide aminé intermédiaire du cycle de la méthylation, qui s’élève quand les vitamines B9, B12 ou B6 manquent, quand la fonction rénale baisse, ou sous certains génotypes. Elle est associée dans les études de population à un grand nombre d’issues du vieillissement, avec un débat non résolu sur son rôle causal ; le guide sur l’homocystéine lui est consacré. La ferritine reflète les réserves de fer, mais aussi l’inflammation, dont elle est une protéine de phase aiguë : une ferritine élevée avec une CRP normale évoque une surcharge ; avec une CRP élevée, elle ne dit rien du fer. Le folate érythrocytaire, plus stable que le folate sérique, complète ce chapitre, avec le magnésium, dont le dosage sanguin est notoirement peu représentatif du stock intracellulaire, et le zinc, dont le dosage varie avec l’albumine.

Organes et hormones

Reins, foie, thyroïde et l’axe de la croissance.

La créatinine, déchet du métabolisme musculaire, sert à estimer le débit de filtration glomérulaire, ou DFG, à partir de formules qui intègrent l’âge et le sexe, comme l’équation CKD-EPI (Levey et al., 2009, Annals of Internal Medicine). Le DFG décline naturellement d’environ 1 millilitre par minute et par an après quarante ans : une personne de quatre-vingts ans en bonne santé a perdu près d’un tiers de sa fonction rénale de jeunesse. La créatinine a un biais : elle dépend de la masse musculaire, et une personne très musclée paraît avoir de moins bons reins, une personne sarcopénique de meilleurs. La cystatine C, indépendante du muscle, corrige cette lecture. Les enzymes hépatiques, ALAT, ASAT et gamma-GT, disent l’état du foie.

La TSH pilote la thyroïde, dont le fonctionnement se ralentit légèrement avec l’âge : Surks et Hollowell, 2007, Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, ont montré à partir des données américaines NHANES que la distribution de la TSH se déplace vers le haut chez les personnes âgées, si bien qu’une valeur légèrement élevée à quatre-vingts ans n’a pas la même signification qu’à trente. L’IGF-1, produit par le foie sous l’effet de l’hormone de croissance, décline avec l’âge et a une place particulière dans la biologie de la longévité : les organismes dont cet axe est atténué vivent plus longtemps, et Milman et al., 2014, Aging Cell, ont observé chez des femmes nonagénaires que celles dont l’IGF-1 était le plus bas survivaient plus longtemps. Sa lecture est délicate, un IGF-1 bas reflétant aussi la dénutrition, et son dosage n’a de sens qu’en contexte spécialisé.

Hors routine

Ce qu’on ne mesure pas au laboratoire du coin.

Trois mesures reviennent dans les discussions sur la longévité et n’existent pas en pratique courante. Le NAD⁺ sanguin, d’abord : il se dose par spectrométrie de masse, dans des laboratoires de recherche, sur des échantillons traités dans les minutes qui suivent le prélèvement, parce que la molécule se dégrade vite. Les tests commerciaux qui prétendent le mesurer à partir d’un prélèvement au doigt envoyé par la poste n’ont pas de validation publiée, et rien n’indique que le NAD⁺ sanguin reflète celui du muscle ou du cerveau ; le guide sur le NAD⁺ détaille cette question. La longueur des télomères, ensuite, se mesure sur les leucocytes par PCR quantitative ; sa variabilité entre laboratoires et entre prélèvements reste telle qu’elle ne renseigne guère un individu.

Les horloges épigénétiques, enfin, calculent un âge biologique à partir de la méthylation de l’ADN. Depuis Horvath, 2013, Genome Biology, elles se sont multipliées, et certaines, comme GrimAge ou DunedinPACE, prédisent la mortalité mieux que l’âge civil à l’échelle d’une population. Elles sont vendues au grand public depuis quelques années. Leur marge d’erreur individuelle, de plusieurs années, et l’absence de preuve qu’en modifier le résultat modifie le vieillissement en font des outils de recherche, pas de suivi. Entre les deux, une voie intermédiaire existe : des scores comme PhenoAge, publié par Levine et al., 2018, Aging, combinent neuf marqueurs classiques, albumine, créatinine, glucose, CRP, numération et formule sanguine, pour estimer un âge biologique. Ils n’ajoutent aucun dosage, seulement une lecture combinée, et rappellent que l’essentiel de l’information est déjà dans le bilan ordinaire.

Les études, une par une

Ce que la recherche a établi, marqueur par marqueur.

Les travaux ci-dessous ont fixé la place de chaque marqueur. Ils décrivent des associations à l’échelle de populations, ce qui n’autorise aucune conclusion sur un individu, et aucun ne teste un complément alimentaire.

Ridker et al., 2002, New England Journal of Medicine27 939 femmes américaines suivies huit ans. La CRP-us est associée aux événements cardiovasculaires indépendamment du LDL ; les deux marqueurs identifient des personnes différentes. Fondation de l’usage de la CRP-us.
Surks et Hollowell, 2007, Journal of Clinical Endocrinology & MetabolismDonnées NHANES III sur plus de 13 000 Américains sans maladie thyroïdienne : la TSH augmente avec l’âge, et une part des valeurs jugées élevées après 70 ans se situe dans la distribution normale de cet âge.
Levey et al., 2009, Annals of Internal MedicinePublication de l’équation CKD-EPI pour estimer le DFG à partir de la créatinine, de l’âge et du sexe, plus précise que la formule MDRD aux valeurs normales. Référence des laboratoires depuis.
Selvin et al., 2010, New England Journal of Medicine11 092 adultes non diabétiques de la cohorte ARIC suivis quinze ans. L’HbA1c est associée de façon continue aux événements cardiovasculaires et à la mortalité, mieux que la glycémie à jeun.
Horvath, 2013, Genome BiologyPremière horloge épigénétique multi-tissus, fondée sur 353 sites de méthylation, avec une erreur médiane d’environ 3,6 ans. Point de départ des tests d’âge biologique.
Milman et al., 2014, Aging Cell184 nonagénaires de la cohorte des centenaires ashkénazes : chez les femmes, un IGF-1 bas est associé à une survie plus longue. Signal cohérent avec la biologie animale, sans conséquence pratique établie.
Levine et al., 2018, AgingConstruction de PhenoAge à partir de neuf marqueurs sanguins courants et de l’âge, sur les données NHANES. Le score prédit la mortalité et la morbidité mieux que l’âge civil, et sert de base à l’horloge DNAm PhenoAge.

Idées reçues

Ce qu’on entend, et ce que disent les données.

Le bilan sanguin est le lieu de bien des sur-interprétations. Quatre affirmations fréquentes, confrontées aux connaissances.

« Plus on dose de choses, mieux on se connaît. »Chaque dosage supplémentaire augmente la probabilité d’une valeur hors intervalle par simple hasard : avec vingt marqueurs, une personne parfaitement saine a deux chances sur trois d’en avoir au moins un anormal. Le bilan utile est ciblé et répété, pas exhaustif.
« Une valeur dans la norme est une bonne valeur. »Les intervalles de référence sont statistiques, calculés sur une population qui inclut des personnes en surpoids ou carencées. Pour certains marqueurs, la relation avec la santé est continue et la valeur « normale » moyenne n’est pas la plus favorable. Seul le médecin peut situer une valeur dans un contexte.
« Un test d’âge biologique dit combien de temps il me reste. »Les horloges épigénétiques prédisent la mortalité à l’échelle de milliers de personnes, avec une erreur individuelle de plusieurs années. Deux tests du même échantillon peuvent différer. C’est un outil de recherche, dont le résultat ne doit pas dicter une décision.
« Un complément se choisit d’après sa prise de sang. »Un dosage identifie une carence avérée, ce qui relève d’une prise en charge médicale. Un complément d’entretien ne se dose pas sur un résultat, et prendre un bilan comme prescription conduit à des ajustements sans fondement.

Dans la formule N43

Ce qu’un complément peut, et ne peut pas, faire d’un bilan.

N43 Longevity n’interprète aucun résultat, ne se dose sur aucune valeur et ne remplace aucun examen. Ce qu’une formule complète peut faire, c’est assurer un apport régulier des nutriments dont le statut sanguin est le plus souvent insuffisant dans la population, à des doses nutritionnelles, avec les seules allégations que le règlement (UE) 432/2012 autorise. La composition entière est détaillée sur notre page science. Si un bilan révèle une carence caractérisée, c’est un médecin qui la traite, à des doses qui ne sont pas celles d’un complément d’entretien.

Vitamine D3 — 25 µg (1 000 UI)Dose d’entretien quotidienne, sous la limite supérieure européenne de 100 µg. Contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et au maintien d’une ossature normale.
Vitamine B12 (méthylcobalamine) 25 µg, B9 Quatrefolic® 400 µg, B6 (P5P) 2 mgLes trois vitamines dont dépend le métabolisme de l’homocystéine, sous des formes directement actives. Contribuent au métabolisme normal de l’homocystéine et à réduire la fatigue.
Magnésium bisglycinate — 200 mg de MgMinéral dont le dosage sanguin sous-estime les déficits et dont les apports moyens sont inférieurs aux références en France. Contribue au fonctionnement normal du système nerveux et à une fonction musculaire normale.
Zinc 10 mg, sélénium 70 µgDeux oligo-éléments aux dosages sanguins peu représentatifs. Contribuent au fonctionnement normal du système immunitaire et à la protection des cellules contre le stress oxydatif.

Ce qu’on ne sait pas encore

Les limites, dites franchement.

Aucun marqueur sanguin ne mesure le vieillissement ; tous mesurent des processus qui l’accompagnent, et la part de chacun reste discutée. On ignore, pour la plupart, si les modifier par la nutrition change la trajectoire ou seulement le chiffre : l’homocystéine en est l’exemple le plus étudié et le plus incertain. Les valeurs optimales à un âge donné ne sont pas établies, et les intervalles de référence par âge manquent pour de nombreux marqueurs. Les horloges épigénétiques et les scores composites progressent vite, mais aucun essai n’a montré qu’améliorer leur résultat prolonge la vie. Enfin, la variabilité biologique et analytique, de 5 à 15 % pour des marqueurs courants, dépasse souvent les changements qu’une intervention nutritionnelle produit en quelques mois. Un bilan est un instrument de dialogue avec son médecin, sur le temps long ; il n’est ni un score ni une promesse.

Références

Les sources de ce guide.

Les travaux sur lesquels repose ce guide, avec ce qu’ils établissent.

Ridker et al., 2002, New England Journal of MedicineCRP-us et LDL sont des marqueurs indépendants des événements cardiovasculaires chez la femme.
Surks et Hollowell, 2007, Journal of Clinical Endocrinology & MetabolismLa distribution de la TSH se déplace vers le haut avec l’âge dans la population américaine.
Levey et al., 2009, Annals of Internal MedicineÉquation CKD-EPI d’estimation du débit de filtration glomérulaire.
Selvin et al., 2010, New England Journal of MedicineL’HbA1c est associée de façon continue aux événements cardiovasculaires et à la mortalité chez des adultes non diabétiques.
Horvath, 2013, Genome BiologyPremière horloge épigénétique multi-tissus fondée sur la méthylation de l’ADN.
Milman et al., 2014, Aging CellUn IGF-1 bas est associé à une survie plus longue chez des femmes nonagénaires.
Levine et al., 2018, AgingPhenoAge : un âge biologique estimé à partir de neuf marqueurs sanguins courants prédit la mortalité mieux que l’âge civil.
Kronenberg et al., 2022, European Heart JournalConsensus de la Société européenne d’athérosclérose : mesurer la Lp(a) au moins une fois dans la vie.

Questions fréquentes

Ce que l’on nous demande.

Quels marqueurs sanguins demander pour suivre son vieillissement ?

Les plus informatifs sont classiques : HbA1c et glycémie, bilan lipidique avec ApoB, CRP ultrasensible, homocystéine, 25-hydroxyvitamine D, B12, folates, ferritine, TSH, créatinine avec DFG estimé, enzymes hépatiques. C’est un médecin qui décide de la liste selon le contexte de chacun.

À quelle fréquence faire un bilan sanguin ?

Il n’existe pas de règle générale. Pour un suivi de tendance, une mesure annuelle des mêmes marqueurs, dans le même laboratoire, à jeun et en dehors de tout épisode infectieux, est plus utile que des dosages fréquents. La fréquence se fixe avec le médecin.

Qu’est-ce que la CRP ultrasensible ?

C’est le dosage de la protéine C-réactive avec une précision au dixième de milligramme par litre, capable de détecter l’inflammation de bas grade qui s’installe avec l’âge. Elle monte aussi pour quelques jours après une infection, un effort intense ou une blessure, ce qui impose de la répéter.

Peut-on mesurer son NAD⁺ dans le sang ?

En laboratoire de recherche, par spectrométrie de masse, sur un échantillon traité immédiatement. Les tests grand public par prélèvement au doigt n’ont pas de validation publiée, et le NAD⁺ sanguin ne reflète pas nécessairement celui des tissus. Ce n’est pas un examen de routine.

Que vaut un test d’âge biologique ?

Les horloges épigénétiques prédisent la mortalité à l’échelle d’une population, avec une erreur individuelle de plusieurs années et une reproductibilité imparfaite. Elles renseignent la recherche ; pour un individu, elles ne remplacent ni un bilan classique ni l’avis d’un médecin.

L’homocystéine fait-elle partie d’un bilan de base ?

Pas systématiquement, mais elle est facile à doser et reflète le statut en vitamines B9, B12 et B6 ainsi que la fonction rénale. Elle s’interprète avec ces vitamines et la créatinine, et son rôle causal dans le vieillissement reste débattu.

Un complément alimentaire modifie-t-il les résultats d’un bilan ?

Les vitamines et minéraux qu’il apporte peuvent élever les marqueurs correspondants, vitamine D, B12, folates, et abaisser l’homocystéine. La biotine à forte dose peut fausser certains dosages hormonaux. Il faut toujours signaler ses compléments au médecin et au laboratoire.

Pour aller plus loin

Lire ensuite.

GlycationLa glycation : quand le sucre rigidifie les protéines
InflammagingL’inflammaging : l’inflammation de bas grade qui accompagne l’âge
HomocystéineHomocystéine : le marqueur des vitamines B
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Tous les guidesComprendre la longévité, guide après guide — et les 43 actifs qui composent N43.

Ces guides ont une visée pédagogique et ne remplacent pas un avis médical. N43 Longevity est un complément alimentaire : il ne se substitue pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Tenir hors de portée des enfants. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée.