Extrait de betterave rouge

VI · BASE DE LA FORMULE

Extrait de betterave rouge

Le colorant naturel de la boisson, tiré de la racine de betterave, pour une teinte rosée sans colorant de synthèse.

200 mg par dose quotidienne  ·  dans la formule N43 Longevity

L’essence.

La betterave rouge (Beta vulgaris) doit sa couleur aux bétalaïnes, une famille de pigments hydrosolubles propres à quelques plantes seulement, dont la betterave, le pitaya et la figue de Barbarie. Le pigment principal, la bétanine, est rouge-violet ; ses cousines les bétaxanthines sont jaunes. Ensemble, ils donnent à la racine sa teinte profonde. L’extrait retenu par N43 est standardisé à 0,5 % de bétalaïnes, une concentration modeste, suffisante pour colorer une boisson de 250 à 300 ml.

Dans la formule, la betterave a une seule fonction : la couleur. La teinte rosée de N43 vient d’elle, et d’elle seule. Aucun colorant de synthèse n’entre dans la composition. Sans elle, la boisson aurait la couleur beige-brun des poudres végétales et des vitamines mélangées.

D’où il vient.

La betterave est cultivée depuis l’Antiquité, d’abord pour ses feuilles, puis pour sa racine, sélectionnée en Europe centrale à partir du XVIe siècle. Le pigment a été compris bien plus tard : la structure de la bétanine est établie en 1963 par Hans Wyler et André Dreiding à Zurich, et par Tom Mabry aux États-Unis, qui distinguent définitivement les bétalaïnes des anthocyanes. Une plante ne produit jamais les deux familles à la fois, un fait devenu critère de classification de l’ordre des Caryophyllales.

L’usage alimentaire a précédé la science : le jus de betterave colorait déjà desserts et confiseries au XIXe siècle, avant que le « rouge de betterave » ne reçoive le numéro E162 lors de l’harmonisation européenne des additifs. Dans les compléments alimentaires, la betterave mène depuis les années 2000 deux vies parallèles : le jus concentré, étudié en physiologie de l’effort pour son nitrate, et l’extrait colorant, plus discret. C’est à cette seconde lignée qu’appartient l’ingrédient de N43.

Ce qui se passe en vous, dose après dose.

Les bétalaïnes sont solubles dans l’eau et stables en milieu légèrement acide, entre pH 4 et 6, celui de la boisson une fois l’acide citrique et l’ascorbate dissous. Elles sont en revanche sensibles à la chaleur et à la lumière prolongée, raison pour laquelle la poudre est conservée à l’abri et la boisson préparée à l’eau froide ou tempérée. Au-delà de 60 °C, la bétanine s’hydrolyse en fragments jaunes ou incolores : une boisson chauffée vire au brun-orangé.

Sur le plan nutritionnel, 200 mg d’extrait n’apportent qu’une quantité négligeable de pigments, de sucres ou de nitrates : très loin des 250 à 500 ml de jus employés dans les études sur la betterave. N43 ne lui prête donc aucun effet. Pour fixer les ordres de grandeur, 200 mg d’extrait à 0,5 % contiennent 1 mg de bétalaïnes ; une betterave crue de 100 g en contient 30 à 130 mg.

LEVIERS DU VIEILLISSEMENT CONCERNÉS

Inflammation chronique

La biochimie, en détail.

Les bétalaïnes dérivent de la tyrosine. Une tyrosinase l’hydroxyle en L-DOPA, puis une dioxygénase (DODA) ouvre le cycle aromatique pour former l’acide bétalamique, chromophore commun à toute la famille. Condensé avec la cyclo-DOPA, il donne les bétacyanines rouge-violet, dont la bétanine ; condensé avec un acide aminé, il donne les bétaxanthines jaunes. Contrairement aux anthocyanes, la couleur des bétalaïnes varie peu entre pH 3 et 7.

Chez l’humain, la bétanine est absorbée intacte mais faiblement : après 500 ml de jus, Frank et al. (2005, Pharmacological Research) retrouvent dans les urines de 24 heures moins de 0,3 % de la dose ingérée. Le reste est dégradé dans l’intestin ou par le microbiote. Le nitrate suit une autre voie : absorbé dans l’intestin grêle, concentré dans la salive, réduit en nitrite par les bactéries de la langue puis en monoxyde d’azote. Cette voie explique les effets décrits avec le jus, qui apporte 300 à 600 mg de nitrate par verre ; un extrait de 200 mg en contient quelques milligrammes au plus.

La science, à ce jour.

Les bétalaïnes ont fait l’objet de nombreux travaux in vitro sur leurs propriétés antioxydantes, et le jus de betterave a été étudié chez l’humain, mais toujours à des doses de plusieurs centaines de millilitres qui apportent des grammes de nitrate. Aucune de ces données ne s’applique à un extrait dosé à 200 mg pour sa couleur ; les études présentées plus bas le montrent.

Aucune allégation de santé n’est autorisée pour la betterave ou les bétalaïnes dans l’Union européenne, et N43 n’en formule aucune. La bétanine est par ailleurs un colorant alimentaire autorisé sous le numéro E162 ; N43 utilise un extrait entier, déclaré comme ingrédient, plutôt qu’un pigment isolé.

Les études, une par une.

Frank et al., 2005, Pharmacological Research

Six volontaires sains ont bu 500 ml de jus de betterave ; l’excrétion urinaire de bétacyanines sur 24 heures est restée inférieure à 0,3 % de la dose. La biodisponibilité des pigments est faible. Limite : effectif très réduit.

Webb et al., 2008, Hypertension

Chez 14 adultes sains, 500 ml de jus ont abaissé la pression systolique trois heures après l’ingestion, un effet aboli lorsque les volontaires crachaient leur salive, démontrant le rôle de la réduction bactérienne du nitrate. Limite : dose unique, sujets jeunes.

Bailey et al., 2009, Journal of Applied Physiology

Huit hommes actifs ont bu 500 ml de jus par jour pendant six jours ; le coût en oxygène d’un exercice modéré a baissé d’environ 19 % et le temps d’épuisement à haute intensité a augmenté. Limite : huit sujets jeunes.

Cermak et al., 2012, International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism

Vingt cyclistes entraînés ont reçu une dose unique de 140 ml de jus concentré avant un contre-la-montre d’une heure ; aucune amélioration n’a été observée par rapport au placebo. Cette étude négative rappelle que l’effet est moins net chez les athlètes de haut niveau.

Siervo et al., 2013, Journal of Nutrition

Méta-analyse de 16 essais randomisés (254 participants) : baisse moyenne de 4,4 mmHg de la pression systolique, sans effet sur la diastolique, avec une relation dose-réponse. Limite : essais courts, souvent chez des sujets sains.

Pourquoi la betterave. Pourquoi 200 mg.

Face aux colorants de synthèse, la betterave est le choix évident pour une teinte rose à rouge en milieu aqueux : naturelle, hydrosoluble, stable au pH de la boisson, sans goût perceptible à cette dose. L’extrait est obtenu à partir de jus concentré puis séché, sans solvant. Les alternatives ont été écartées : les anthocyanes changent de nuance avec le pH, le carmin (E120) est d’origine animale, le lycopène se disperse mal.

200 mg est la quantité qui donne à 250-300 ml d’eau une couleur rosée nette, sans virer au rouge sombre ni marquer le goût. Une dose calibrée pour l’œil, honnêtement déclarée pour ce qu’elle est, ajustée en présence des autres poudres colorées de la formule : le vert du moringa, le jaune orangé de la lutéine et de l’astaxanthine.

Sécurité, doses maximales, interactions.

Le rouge de betterave est l’un des colorants les mieux tolérés du répertoire alimentaire. Dans sa réévaluation de 2015, l’EFSA n’a pas jugé nécessaire de fixer de dose journalière admissible numérique pour l’E162, les niveaux d’exposition n’appelant aucune préoccupation, y compris chez les enfants gros consommateurs. Le seul phénomène connu est la béturie : chez 10 à 15 % des personnes, une consommation importante de betterave colore les urines en rose, phénomène bénin. Au milligramme de pigments contenu dans N43, il ne s’observe pas.

Aucune interaction médicamenteuse n’est documentée pour l’extrait à dose colorante. Les précautions décrites concernent le jus à haute dose : nitrate à discuter chez les personnes traitées par dérivés nitrés ou antihypertenseurs, oxalate en cas de lithiase urinaire. Elles n’ont pas de portée pour 200 mg d’extrait. La betterave n’est pas un allergène à déclaration obligatoire, et grossesse, allaitement ou minorité ne font l’objet d’aucune restriction propre à cet ingrédient.

Dans l’assiette.

La betterave rouge est un légume courant en France, consommée surtout cuite, en salade, et de plus en plus crue ou en jus. Une portion de 100 g crue apporte 30 à 130 mg de bétalaïnes selon la variété, 250 à 400 mg de nitrate et une centaine de microgrammes de folates. La cuisson à l’eau dissout une partie des pigments et du nitrate ; la vapeur les préserve mieux.

L’alimentation atteint sans difficulté, et de très loin, les quantités présentes dans N43 : une seule tranche de betterave contient davantage de bétalaïnes et de nitrate que la dose quotidienne de la formule. La betterave n’est ni un nutriment essentiel ni un nouvel aliment au sens du règlement (UE) 2015/2283 ; c’est un légume d’usage traditionnel dont l’extrait est admis sans restriction.

Idées reçues.

« 200 mg de betterave, c’est comme un petit verre de jus. »

Non. Un verre de 250 ml de jus contient plusieurs dizaines de milligrammes de bétalaïnes et 300 à 500 mg de nitrate. L’extrait de N43 en apporte cent fois moins.

« La couleur rosée prouve que la formule est riche en antioxydants. »

La couleur prouve la présence de bétanine, rien d’autre. Les bétalaïnes ont des propriétés antioxydantes in vitro, mais à un milligramme et avec une absorption inférieure à 1 %, leur contribution est nulle. Ce rôle revient aux actifs du complexe II.

« Si la boisson pâlit, c’est que le produit s’est dégradé. »

La bétanine est sensible à la chaleur, à la lumière et au temps. Une boisson préparée à l’eau chaude ou laissée au soleil pâlit sans que les autres actifs soient concernés. Une poudre conservée à l’abri garde sa couleur jusqu’à la date indiquée.

Synergies dans la formule.

L’extrait de betterave travaille avec l’acide citrique et la vitamine C, dont l’acidité stabilise la bétanine et fixe la teinte. Il compose avec l’inuline d’agave et les bêta-glucanes d’avoine l’apparence de la boisson : couleur, opacité légère, homogénéité.

Dans l’ensemble, la betterave est ce qui donne à N43 son identité visuelle : une boisson rosée, reconnaissable, qui n’a pas besoin d’artifice.

Pour qui c’est fait.

À celles et ceux qui veulent savoir d’où vient chaque couleur de ce qu’ils consomment, et refusent les colorants de synthèse. Aux profils sensibles à l’esthétique du rituel, pour qui une boisson rosée dans un verre transparent fait partie du plaisir du matin.

La couleur du matin, tirée d’une racine, et rien d’autre.

Questions fréquentes sur cet actif.

L’extrait de betterave dans N43 a-t-il un effet sur la performance sportive ?

Non. Les effets décrits en physiologie de l’effort reposent sur 300 à 500 mg de nitrate par jour, apportés par 250 à 500 ml de jus pendant plusieurs jours. Les 200 mg d’extrait de N43 en apportent une centaine de fois moins. L’ingrédient est présent pour la couleur ; aucun effet ne lui est attribué.

Pourquoi choisir la betterave plutôt qu’un autre colorant naturel ?

Parce que la bétanine est hydrosoluble, stable au pH légèrement acide de la boisson et sans goût à cette dose. Les anthocyanes changent de nuance selon l’acidité, le carmin est d’origine animale, le lycopène se disperse mal dans l’eau.

La betterave peut-elle colorer les urines ?

Le phénomène, appelé béturie, touche 10 à 15 % des personnes après un repas riche en betterave, soit plusieurs dizaines de milligrammes de pigments. Avec le milligramme de bétalaïnes d’une dose de N43, il ne s’observe pas ; s’il survenait, il serait bénin.

L’extrait de betterave contient-il du sucre ?

Un jus séché conserve une part des sucres de la racine, mais 200 mg d’extrait en apportent moins de 0,1 g, sans incidence sur la valeur énergétique ni sur la glycémie. N43 ne contient ni sucre ajouté ni édulcorant de synthèse.

Pourquoi la boisson change-t-elle de couleur si je la prépare à l’eau chaude ?

La bétanine se dégrade au-delà de 60 °C et se scinde en fragments jaunes ou incolores : la boisson vire au brun-orangé. Ce changement n’affecte que le pigment, mais il signale une préparation hors des recommandations.

L’extrait de betterave est-il compatible avec une alimentation pauvre en oxalates ?

La betterave entière est riche en oxalates, ce qui justifie une modération chez les personnes sujettes aux calculs d’oxalate de calcium. Mais 200 mg d’extrait représentent moins de 2 mg d’oxalate, contre 50 à 150 mg pour une portion de betterave cuite.

Références.

  1. Frank T, Stintzing FC, Carle R, et al. Urinary pharmacokinetics of betalains following consumption of red beet juice in healthy humans. Pharmacological Research. 2005;52:290-297
  2. Webb AJ, Patel N, Loukogeorgakis S, et al. Acute blood pressure lowering, vasoprotective, and antiplatelet properties of dietary nitrate via bioconversion to nitrite. Hypertension. 2008;51:784-790
  3. Bailey SJ, Winyard P, Vanhatalo A, et al. Dietary nitrate supplementation reduces the O2 cost of low-intensity exercise and enhances tolerance to high-intensity exercise in humans. Journal of Applied Physiology. 2009;107:1144-1155
  4. Cermak NM, Res P, Stinkens R, et al. No improvement in endurance performance after a single dose of beetroot juice. International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism. 2012;22:470-478
  5. Siervo M, Lara J, Ogbonmwan I, Mathers JC. Inorganic nitrate and beetroot juice supplementation reduces blood pressure in adults: a systematic review and meta-analysis. Journal of Nutrition. 2013;143:818-826
  6. EFSA ANS Panel. Scientific opinion on the re-evaluation of beetroot red (E 162) as a food additive. EFSA Journal. 2015;13(12):4318

Cet actif est l’un des 5 composants du complexe Base de la formule dans la formule N43 Longevity — un protocole quotidien de 43 actifs pensé pour soutenir les douze leviers du vieillissement. Complément alimentaire : ne se substitue pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain.