Silicium organique (bambou)

IV · MICRONUTRIMENTS ESSENTIELS

Silicium organique (bambou)

L’élément silencieux du collagène et de l’élastine, extrait de la tige de bambou, dosé à 10 mg.

10 mg de silicium par dose quotidienne  ·  dans la formule N43 Longevity

L’essence.

Le silicium est, après l’oxygène, l’élément le plus abondant de l’écorce terrestre. Chez l’humain, il est présent en trace dans tous les tissus, avec des concentrations plus élevées dans les tissus conjonctifs : os, cartilage, peau, artères, cheveux et ongles. L’alimentation en apporte quelques dizaines de milligrammes par jour, surtout par les céréales complètes, certaines eaux minérales et la bière, sous forme d’acide orthosilicique, la seule forme que l’intestin absorbe réellement. Son statut d’élément essentiel chez l’humain reste discuté ; ce qui est établi, c’est sa présence constante dans les tissus structurels.

N43 le tire de la tige de bambou (Bambusa), l’une des plantes les plus riches en silice de la flore, sous forme d’extrait standardisé qui apporte l’équivalent de 10 mg de silicium élément par dose. Un actif de fondation, discret, sans allégation, choisi pour sa cohérence avec la glycine, la vitamine C et l’acide hyaluronique de la formule.

D’où il vient.

Le silicium est isolé en 1824 par le chimiste suédois Jöns Jacob Berzelius, mais il reste pendant un siècle et demi un élément de minéralogiste, sans rôle biologique reconnu chez l’animal. Le tournant date de 1972, avec deux publications indépendantes parues à quelques mois d’intervalle : Edith Carlisle, à l’université de Californie à Los Angeles, montre dans Science que des poussins nourris avec un régime purifié pauvre en silicium présentent un squelette et un crâne malformés, corrigés par l’ajout de silicate ; Klaus Schwarz et David Milne, dans Nature, obtiennent le même type de résultat sur la croissance du rat.

Le passage au complément alimentaire s’est fait en France, par une voie singulière. Dans les années 1950, le chimiste bordelais Norbert Duffaut synthétise des composés organosiliciés solubles, dont le monométhylsilanetriol, popularisé plus tard sous des noms commerciaux. Le cadre s’est clarifié en 2009, lorsque l’EFSA a évalué le monométhylsilanetriol et l’acide orthosilicique stabilisé par la choline comme sources de silicium admises dans les compléments. Les extraits de bambou sont arrivés dans le même mouvement, portés par la demande d’une origine botanique.

Ce qui se passe en vous, dose après dose.

Le silicium n’est pas un cofacteur enzymatique au sens strict. Les données in vitro suggèrent que l’acide orthosilicique stimule la synthèse de collagène de type I par les fibroblastes et les ostéoblastes, et qu’il intervient dans les premières étapes de la minéralisation osseuse, dans les zones de calcification active. Reffitt et al. (2003, Bone) ont montré, sur des cellules ostéoblastiques humaines, que des concentrations physiologiques d’acide orthosilicique augmentent la production de collagène de type I et l’activité de la phosphatase alcaline. Il semble aussi participer à l’organisation des glycosaminoglycanes et de l’élastine.

Avec l’âge, la teneur en silicium de l’aorte, de la peau et des os diminue, alors qu’elle reste plus stable dans d’autres tissus. Cette observation ancienne n’établit pas de causalité. Dans une formule qui apporte plus de six grammes de glycine et de l’acide hyaluronique, le silicium s’inscrit dans une logique de fondation structurelle : fournir les briques et les cofacteurs, et laisser la biologie faire le reste.

La biochimie, en détail.

Dans l’intestin, seule l’espèce monomère, l’acide orthosilicique Si(OH)4, est absorbée, par diffusion passive, sans transporteur connu. Les silices polymérisées des végétaux et les silicates doivent d’abord être hydrolysés, en partie dans l’estomac, ce qui limite leur rendement. Jugdaohsingh et al. (2002, American Journal of Clinical Nutrition) ont mesuré, sur des repas marqués, une absorption de l’ordre de 40 % pour l’ensemble de l’alimentation, plus élevée pour les boissons, plus faible pour les aliments solides riches en fibres.

L’élimination est rénale et rapide : le pic plasmatique survient une à deux heures après la prise et l’essentiel de la fraction absorbée est retrouvé dans les urines dans les six à huit heures. Il n’existe donc pas de réserve mobilisable ; la teneur des tissus reflète un apport régulier. Cela plaide pour une prise quotidienne plutôt que pour des apports épisodiques. L’acide orthosilicique a par ailleurs une affinité particulière pour l’aluminium, avec lequel il forme des complexes insolubles.

La science, à ce jour.

Le corpus se lit en trois étages. Les modèles animaux de Carlisle (1972, Science) établissent qu’une alimentation privée de silicium altère la formation du squelette. L’épidémiologie, avec la cohorte Framingham Offspring analysée par Jugdaohsingh et al. (2004, Journal of Bone and Mineral Research), associe les apports alimentaires les plus élevés à une densité minérale osseuse supérieure chez les hommes et les femmes non ménopausées. Les essais contrôlés, enfin, sont peu nombreux et concentrés sur une forme soluble, l’acide orthosilicique stabilisé par la choline, à 10 mg par jour : Barel et al. (2005) sur la peau photo-vieillie, Wickett et al. (2007) sur le cheveu fin, Spector et al. (2008) sur des marqueurs osseux, ce dernier sans effet sur la densité.

Ces essais sont de taille modeste, menés sur des populations féminines spécifiques et avec une forme précise de silicium. Ils ne suffisent pas à fonder une allégation : aucune allégation de santé n’est autorisée pour le silicium dans l’Union européenne, et N43 n’en formule aucune. Les questions ouvertes portent sur la biodisponibilité des extraits végétaux, les doses optimales et la transposition aux hommes et aux populations plus âgées.

Les études, une par une.

Carlisle, 1972, Science

Poussins nourris dès l’éclosion avec un régime purifié pauvre en silicium, contre le même régime supplémenté en silicate de sodium. Critères : croissance, développement du squelette et du crâne. Les animaux carencés présentent des os plus fins et déformés, corrigés par l’apport de silicium. Limite : modèle aviaire, régime purifié éloigné d’une alimentation réelle.

Jugdaohsingh et al., 2004, Journal of Bone and Mineral Research

Étude d’observation sur 2 847 adultes de 30 à 87 ans de la cohorte Framingham Offspring, apports en silicium estimés par questionnaire alimentaire. Critère : densité minérale osseuse de la hanche et du rachis. Les apports les plus élevés, autour de 40 mg par jour, sont associés à une densité supérieure, sauf chez les femmes ménopausées. Limite : observation, sans lien de cause à effet.

Barel et al., 2005, Archives of Dermatological Research

Essai randomisé en double aveugle chez 50 femmes de 40 à 65 ans à la peau photo-vieillie, 10 mg de silicium par jour sous forme d’acide orthosilicique stabilisé par la choline ou placebo, pendant vingt semaines. Critères : rugosité cutanée, élasticité, fragilité des cheveux et des ongles. Amélioration de la rugosité et de la fragilité par rapport au placebo. Limite : effectif modeste, forme spécifique de silicium.

Wickett et al., 2007, Archives of Dermatological Research

Essai randomisé en double aveugle chez 48 femmes aux cheveux fins, 10 mg de silicium par jour sous la même forme ou placebo, pendant neuf mois. Critères : résistance à la traction et section du cheveu. La résistance à la rupture et l’épaisseur du cheveu sont mieux préservées sous silicium que sous placebo. Limite : petit effectif, un seul type de cheveu.

Spector et al., 2008, BMC Musculoskeletal Disorders

Essai randomisé en double aveugle chez 184 femmes ostéopéniques de 43 à 78 ans, 3, 6 ou 12 mg de silicium par jour ou placebo, tous avec calcium et vitamine D, pendant douze mois. Critères : marqueurs de formation osseuse et densité minérale. Le marqueur PINP augmente à 6 et 12 mg, mais la densité osseuse ne diffère pas significativement du placebo. Limite : effet sur un marqueur sans traduction sur la densité.

Sripanyakorn et al., 2009, British Journal of Nutrition

Étude d’absorption comparée chez des volontaires sains, une dose unique de silicium issue de différents aliments et suppléments, avec mesure de l’excrétion urinaire. L’acide orthosilicique en solution et la bière sont les mieux absorbés, autour de 50 % ; les silices végétales et colloïdales beaucoup moins. Limite : dose unique, faible effectif par source.

Pourquoi le bambou. Pourquoi 10 mg.

La tige de bambou est une source naturelle d’extrait riche en silice, standardisé sur sa teneur en silicium élément. L’extrait est stable, sans goût, et se disperse bien dans une poudre. Sa biodisponibilité est inférieure à celle de l’acide orthosilicique en solution ; les extraits végétaux libèrent leur silicium progressivement, au fil de l’hydrolyse de la silice dans le tube digestif. N43 assume ce choix d’une origine botanique, cohérente avec le reste de la formule.

10 mg de silicium par dose quotidienne correspond à la dose employée dans les essais de Barel et de Wickett, et se situe dans la fourchette des apports alimentaires moyens européens, estimés entre 20 et 30 mg par jour. C’est un apport de fondation, ni marginal ni élevé, pensé pour la prise quotidienne au long cours au sein d’une formule de 43 actifs.

Sécurité, doses maximales, interactions.

L’EFSA a conclu en 2004 qu’aucune limite supérieure de sécurité ne pouvait être fixée, faute d’effet indésirable documenté par voie orale. Dans les essais cliniques, jusqu’à 12 mg par jour pendant un an, la tolérance ne diffère pas du placebo. Les seuls incidents décrits concernent des silicates pris en très grandes quantités pendant des années, sous forme d’antiacides, associés à de rares calculs urinaires. En France, le silicium figure parmi les minéraux admis dans les compléments alimentaires, et le bambou parmi les plantes autorisées.

Aucune interaction médicamenteuse n’est documentée. L’affinité du silicium pour l’aluminium est plutôt un point favorable, puisqu’elle limite l’absorption de ce métal. L’élimination étant rénale, les personnes atteintes d’une insuffisance rénale sévère demanderont l’avis de leur médecin. La prise est déconseillée pendant la grossesse et l’allaitement ainsi que chez les mineurs, faute d’essais spécifiques dans ces populations.

Dans l’assiette.

Le silicium se trouve surtout dans les végétaux non raffinés et dans l’eau. Les céréales complètes, l’avoine et l’orge en tête, apportent plusieurs milligrammes par portion ; les haricots verts, les lentilles et les bananes en sont riches, mais avec une biodisponibilité inégale ; la bière, par le malt d’orge, en contient de 10 à 40 mg par litre sous forme bien absorbée, et certaines eaux minérales de 10 à 60 mg par litre. Jugdaohsingh et al. (2002) ont estimé l’apport britannique à 25 à 33 mg par jour, ordre de grandeur retrouvé en Europe occidentale, plus bas chez les femmes et les personnes âgées.

L’alimentation seule atteint donc, et dépasse souvent, la dose de 10 mg des essais, à condition de faire place aux céréales complètes et aux eaux riches en silice ; une alimentation raffinée peut descendre bien en dessous. Le silicium n’est pas reconnu comme nutriment essentiel chez l’humain, faute de carence identifiée et de fonction biochimique définie, et aucune référence nutritionnelle n’a été fixée. Il est admis dans les compléments alimentaires sous plusieurs formes, sans allégation autorisée.

Idées reçues.

Le silicium organique est un remède pour les articulations.

C’est ce qu’ont longtemps affirmé des produits vendus sous ce nom, sans essai contrôlé à l’appui. Les données humaines portent sur la peau, les cheveux, les ongles et des marqueurs osseux ; aucun essai solide ne concerne la douleur articulaire. N43 présente le silicium pour ce qu’il est : un élément de trame, sans allégation.

Le silicium d’un extrait végétal est aussi bien absorbé que l’acide orthosilicique.

Non. Les études d’absorption comparée montrent que l’acide orthosilicique en solution et la bière sont absorbés à près de 50 %, contre une fraction bien moindre pour les silices végétales, qui doivent d’abord être hydrolysées. C’est pourquoi N43 exprime sa dose en silicium élément, sans promettre l’équivalence avec les formes solubles.

Plus l’os contient de silicium, plus il est solide.

Le silicium se concentre dans les zones de formation osseuse, pas dans l’os minéralisé mature, et l’essai de Spector et al. montre qu’un apport élevé peut modifier un marqueur de formation sans changer la densité osseuse en un an. Le silicium accompagne la construction ; il ne remplace ni le calcium, ni la vitamine D.

Synergies dans la formule.

Le silicium travaille d’abord avec la Glycine, acide aminé le plus abondant du collagène, et avec la Vitamine C (ascorbate de calcium tamponné), cofacteur indispensable de l’hydroxylation du collagène. Il rejoint l’Acide hyaluronique bas poids moléculaire sur la matrice extracellulaire de la peau, et le Cuivre bisglycinate, cofacteur de la lysyl oxydase qui réticule collagène et élastine. Pour l’os, il s’inscrit aux côtés de la Vitamine D3, de la Vitamine K2 MK-7 MenaQ7® et du Manganèse bisglycinate, cofacteur des enzymes qui assemblent les glycosaminoglycanes.

Dans l’architecture de N43, le silicium est un actif de trame : il ne produit rien de visible à lui seul, mais il complète la chaîne de la fondation structurelle, de l’acide aminé à la fibre, du fibroblaste à l’os.

Pour qui c’est fait.

À celles et ceux qui pensent la longévité par la structure : peau, cheveux, ongles, os, artères. Aux adultes dont l’alimentation fait peu de place aux céréales complètes et aux eaux minérales riches en silice. Aux profils qui apprécient qu’un actif soit présenté pour ce qu’il est, avec ses données et ses limites, plutôt que paré de vertus qu’il ne peut revendiquer.

Dix milligrammes de trame, chaque matin, pour tenir la fibre dans le temps long.

Questions fréquentes sur cet actif.

Le silicium de bambou est-il vraiment du silicium organique ?

Le terme « organique » est un usage commercial. La silice du bambou est minérale, mais elle est enchâssée dans une matrice végétale et se présente sous une forme hydratée, partiellement hydrolysable en acide orthosilicique. N43 préfère parler d’extrait de bambou standardisé en silicium élément, ce qui est exact.

Silicium de bambou ou de prêle, quelle différence ?

Les deux plantes accumulent la silice, la prêle autour de 5 à 8 % de matière sèche, le bambou davantage dans certains extraits de tige. La prêle contient aussi des flavonoïdes et une thiaminase, absents du bambou. N43 a retenu le bambou pour la pureté et la constance de l’extrait.

Le silicium fait-il pousser les cheveux ?

Aucun essai ne montre une accélération de la pousse. L’essai de Wickett et al. rapporte, chez des femmes aux cheveux fins, une meilleure résistance à la rupture et une épaisseur mieux préservée sur neuf mois, à 10 mg par jour d’une forme soluble. C’est un effet sur la qualité de la fibre, pas sur sa vitesse de croissance.

Peut-on manquer de silicium ?

Aucune carence n’a été décrite chez l’humain, ce qui explique l’absence de statut de nutriment essentiel. Les apports varient cependant du simple au triple selon l’alimentation, et diminuent avec l’âge et le raffinage des céréales. Parler de « manque » serait excessif ; parler d’apport faible chez certains profils est exact.

Le silicium de N43 est-il compatible avec un traitement contre l’ostéoporose ?

Aucune interaction n’est documentée avec les traitements de l’ostéoporose ni avec d’autres médicaments. Dans N43, le silicium est un apport de fondation, à dose alimentaire, qui ne remplace aucun traitement et n’en modifie pas l’effet connu. Informez votre médecin de la prise, comme pour tout complément au long cours.

Pourquoi 10 mg et non plus ?

Parce que 10 mg est la dose des essais cutanés et capillaires, et qu’au-delà, l’essai de Spector et al. n’a pas montré de gain sur la densité osseuse à 12 mg. Une dose plus élevée d’extrait végétal alourdirait la poudre sans bénéfice démontré. N43 s’en tient à la fourchette documentée.

Références.

  1. Carlisle EM. Silicon: an essential element for the chick. Science. 1972;178:619-621.
  2. Jugdaohsingh R, Anderson SH, Tucker KL, et al. Dietary silicon intake and absorption. American Journal of Clinical Nutrition. 2002;75:887-893.
  3. Reffitt DM, Ogston N, Jugdaohsingh R, et al. Orthosilicic acid stimulates collagen type 1 synthesis and osteoblastic differentiation in human osteoblast-like cells in vitro. Bone. 2003;32:127-135.
  4. Jugdaohsingh R, Tucker KL, Qiao N, et al. Dietary silicon intake is positively associated with bone mineral density in men and premenopausal women of the Framingham Offspring cohort. Journal of Bone and Mineral Research. 2004;19:297-307.
  5. EFSA Scientific Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies. Opinion on the tolerable upper intake level of silicon. EFSA Journal. 2004;60:1-11.
  6. Barel A, Calomme M, Timchenko A, et al. Effect of oral intake of choline-stabilized orthosilicic acid on skin, nails and hair in women with photodamaged skin. Archives of Dermatological Research. 2005;297:147-153.
  7. Wickett RR, Kossmann E, Barel A, et al. Effect of oral intake of choline-stabilized orthosilicic acid on hair tensile strength and morphology in women with fine hair. Archives of Dermatological Research. 2007;299:499-505.
  8. Spector TD, Calomme MR, Anderson SH, et al. Choline-stabilized orthosilicic acid supplementation as an adjunct to calcium/vitamin D3 stimulates markers of bone formation in osteopenic females: a randomized, placebo-controlled trial. BMC Musculoskeletal Disorders. 2008;9:85.
  9. Sripanyakorn S, Jugdaohsingh R, Dissayabutr W, et al. The comparative absorption of silicon from different foods and food supplements. British Journal of Nutrition. 2009;102:825-834.

Cet actif est l’un des 14 composants du complexe Micronutriments essentiels dans la formule N43 Longevity — un protocole quotidien de 43 actifs pensé pour soutenir les douze leviers du vieillissement. Complément alimentaire : ne se substitue pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain.